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L'ÉVÊQUE CONSÉCRATEUR ET LES ASSISTANTS
 
La tradition veut que trois évêques soient requis pour la Collation de l' épiscopat. Cette opinion
n' est pas unanime parmi les théologiens catholiques -trois positions s' affrontent :
 
1 - Celle de J. Morin qui déclare la participation de trois évêques (de Tournely dit au
moins 2) tellement indispensable qu'il n'est pas probable même, qu'une dispense du Pape y
puisse suppléer.
 
2 - La seconde tient pour valide la consécration donnée par un seul évêque, lorsqu'elle se
fait avec permission 'expresse du Pape. Cajetan : Opusc. de Potestate Papae ; Bellarmin : De
Consiliis et Ecclesia I, IV, C VITI et Arriage.
 
3 - La troisième consacrée par le Code, canon 954 considère les évêques co-consécrateurs
comme de simples assistants, un seul évêque pouvant assurer la validité du sacre
-mais illicitement- s'il n'y a pas les deux assistants ou une dispense du Saint Siège. C'est la
solution de Benoît XIV: (De Synodo I, XIII, c XIII, n. 4,5).
 
La Bulle «Eo Quamvis» du 4 mai 1745, parag. 20 du Pape Benoît XIV reconnaît la validité
des ordinations conférées à des enfants.
 
L' obligation faite par le Concile de Trente aux candidats à la cléricature de ne recevoir la
tonsure qu'après avoir été confirmés, souléve la question de savoir si cette obligation était
« sub gravi» ou non. Rien n'est certain, les opinions sont partagées (f'33).
 
Nous relevons aussi dans l' ouvrage de Mériot Christ : «L 'Église Catholique Apostolique et
Gallicane (f° 37, la note suivante qui montre bien !a validité des Églises « hors Rome »). 
<< Mgr Richard, Archevêque de Bordeaux, dans une lettre du 09.02.1963 adressée au Père
Patrick (Mgr Truchemotte) précisant bien qu'il n' y avait pas lieu de réintérer les sacrements,
ici, en I 'occurrence le baptême, pour les fidèles qui rejoindraient ensuite I 'Église Romaine, ce
qui serait exigé par contre, pour les fidèles venant du Protestantisme ».
 
ADDITIF
 
«Les Églises orientales non unies à Rome possèdent une hiérarchie d 'Évêques véritables,
validement consacrés, donc des prêtres aussi valides que les nôtres, et les sept Sacrements
comme nous. Dans leur Église, la Présence Réelle s' y trouve. Il en est ainsi parce que leurs
Évêques sont successeurs des Apôtres, comme les nôtres sans solution de continuité depuis
vingt siècles et nul ne saurait leur contester ce bien qu'il détiennent en commun avec nous
Catholiques. C'est du reste dans leur apostolicité concordante avec la nôtre, dans leurs
innombrables formulaires Liturgiques que le XVII" siècle, par les oeuvres littéraires des
allatius, Goar, Jean Morin, Eusebe Renaudot, Bossuet lui-même a tiré argument efficace
contre les sectes protestantes, niant la Présence Réelle ».
 
(Mgr Paulin SCOLARDl, Camérier Secret de Sa SAINTETÉ, dans: LITURGIE de STJEAN
CHRYSOSTOME)
 
(Du même F°19) : « Un oriental -non uni- qui retourne au catholicisme « n 'abjure pas»
il fait une «Profession de Foi» catholique, cela veut dire qu 'en s'unissant à l'Église
catholique, il parfait sa foi jusqu 'alors incomplète. Tous les Sacrements qu'il a reçus
précédemment ont été valides et licites, car le prêtre, curé d'une Église Orthodoxe est,
suivant les termes juridiques du code latin, VERUS PARROCHUS ».
 
«S'instruire des rites orientaux est un devoir primordial chez les catholiques latins. Tous les
papes en ces termes derniers I'ont proclamé à I'envie, citons LÉON XIII dans l'Encyclique
ORIENTALIUM DIGNITAS ,. PIE XI et s.s. PIE XII BENOIT XV en 1917 a même crée à
Rome un Institut Oriental et un ministère spécial dans I 'Église : la Sacrée Congrégation pour
I 'Église orientale ».
 
Mgr SCOLARDI
 
« Entres les Églises Orientales et nous, la ligne de démarcation n 'est pas accentuée ,. bien
plus, à part quelques points, I 'accord sur le reste est si complet que, souvent, pour I 'apologie
de la Foi Catholique, nous empruntons des autorités et des raisons aux doctrines, aux
moeurs, aux rites des Église Orientales»
 
 
(Encylique «Praeclara gratulationis», 20 juin 1894)
 
« Si entre I 'Occident Catholique et I 'Orient Chrétien il y a eu des préjugés réciproques, il
faut que ces préjugés tombent. Elles semblent si incroyables ces erreurs et ces équivoques qui
subsistent et se répètent parmi les Frères séparés contre l'Église Catholique : mais d'autre
part aussi, il a parfois manqué aux Catholiques la juste appréciation de leur devoir et par ce
que la connaissance faisait défaut, la piété fraternelle. Sait-on tout ce qu'il y a de précieux,
de bon et de chrétien dans ces fragments de I 'antique vérité catholique ? Les parties séparées
d 'une roche aurifère sont toujours aurifère ,. ces Églises ont conservé une sainteté si
vénérable dans leur objet qu 'elles méritent non seulement tout respect, mais encore toute
notre sympathie ».
 
(PIE XI - DISCOURS a l'ACTION CATHOLIQUE ITALIENNE, 10 janvier 1927)
Mgr SCOLARDI
 
Voyons à présent un point de doctrine dont l'usage veut qu' UN Évêque soit consacré par trois
autres Episcopes. Il est exact, nous dit le DROIT CANON UNIVERSEL (titre XV, chap. ler)
qu'une consécration Épiscopale est donnée en principe par un Consécrateur assisté de deux
autres Évêques. Cette présence de plusieurs Évêques est un point de discipline dont les
Supérieurs peuvent dispenser, de sorte que le Consécrateur n'a point d'Évêque témoin de la
Consécration.
 
De son côté Mgr C.W. LEADBEATER, Évêque de l'Église Catholique Libérale pour
l' Australie, écrit dans son livre : LA SCIENCE DES SACREMENTS, page 291 : «Bien que
les Rubriques requièrent la présence de trois Évêques pour en consacrer un quatrième, ce
n 'est pas du tout obligatoire pour la validité du Sacrement. Un SEUL ÉVÊQUE peut très bien
conférer I 'Épiscopal. Et cela jute souvent le cas dans I 'histoire ».
 
Jean III, lui aussi indique dans son livre : « L' ABBÉ JULIO» (pages 27 à 37) « C' est par ce
que la Succession apostolique représente les POUVOIRS, confères par le CHRIST aux douze,
et par les douze à leurs Successeurs, les Évêques qu'ils consacrent eux-mêmes, par ce que c'est
une chose essentielle pour 1'Église Universelle et Éternelle, que Rome, loyalement, fait une
distinction entre la validité et la licité ».
 
«L 'Abbé JULIO, par son sacre devenait donc un Évêque illicite puisque consacre PAR UN
ÉVÊQUE et par une Église séparée de Rome, mais néanmoins un Évêque Valide puisque sa
succession apostolique était inattaquable ,. et c 'est ce que nous allons démontrer ,. non pas
pour la hiérarchie Catholique, qui ne I 'ignore pas et le conteste plus, mais pour le public,
souvent mal averti de ces choses essentielles pour le Christianisme.

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