PATRIARCAT
Des Eglises Autocéphales
Syro-Antiochiennes en Europe


Qu’est-ce que le Patriarcat des Eglises SYRO-ANTIOCHIEN en EUROPE?

1) – Fonde par l’Apôtre Saint-Pierre LUI-MÊME, avant son établissement définitif à
ROME ou il est mort martyr sous NÉRON, le PATRIARCAT OECUMENIQUE
d’ANTIOCHE a subi toutes les vicissitudes, toutes les joies surnaturelles, les
fluctuations et la lente mais PROVIDENTIELLE maturation de toutes les SAINTES
EGLISES DE JÉSUS-CHRIST NOTRE AIMABLE SAUVEUR.
Petit par le nombre de ses fidèles, ce Patriarcat en a pas moins essaime dans
plusieurs parties du monde, et sa SAINTE LITURGIE à le privilège d’avoir inspire la
grande et magnifique Liturgie de Saint-Jean Chrysostome. Le point final de ce siège
Œcuménique a été signe par le séjour au Vatican de SA SAINTETÉ LE
PATRIARCHE MAR IGNACE JACOUB III, descendant de Saint-Pierre sur
le Siège d’ANTIOCHE -séjour et invitation proposes par SA SAINTETÉ PAUL VI,
glorieux Patriarche de Rome. Ces entrevues et discussions fraternelles ont permis de
constater qu’il n’existait aucune divergence dogmatique ni doctrinale entre leurs
théologies respectives et articles de foi proposes aux croyant des deux Eglises Sœurs
(voir à ce sujet le communiqué final dans ACTUS APOSTOLICAE SEDIS).
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2) – … La mission œcuménique du PATRIARCAT d’ANTIOCHE … (1866 – 8
décembre 1973).
Un des prédécesseurs du Patriarche actuel d’ANTIOCHE, MAR IGNACE PIERRE
Ill BREDROS, soucieux de mettre en pratique le commandement de notre
SAUVEUR JÉSUS-CHRIST LUI-MÊME.
 » Le commandement de l’Unité des Siens  » confiant dans le secours de la prière et de
la GRÂCE DE DIEU, pressentit pour cette noble tache, deux prêtres zélés qui furent
l’un et l’autre sacrés ÉVÊQUES et responsables de mission: N.N.S.S. FERRETTE et
VILATTE et cela, à partir des année 1866: avec le grand et saint privilège de
l’ AUTOCÉPHALIE.
Voici en peu de mots l’histoire de leur travail pastoral et leur aboutissement en
Novembre 1973, veille du 8 décembre, jour de l’ouverture du Concile SYRO-ANTIOCHIEN
en EUROPE.
I – MONSEIGNEUR FERRETTE
C’est en 1866 que le dominicain Jules Ferrette reçoit la consécration épiscopale des
mains de Mgr Bredos, évêque syrien d’Emesa, afin de transmettre une succession
apostolique authentique à la Chrétienté occidentale.
Évêque modeste, efficace et excellent administrateur, il installe sa résidence en

Grandes- Bretagne ou, grâce à ses soins et au prix de grandes difficultés, est implante
le Patriarcat de GLASTONBURY. Il faut noter pour l’histoire que des le départ va
s’opérer une spécialisation du travail pastoral des Patriarches de Glastonbury par la
prédilection portée aux populations revendiquant une appartenance aux mouvements
ethniques Celtes (EGLISE ORTHODOXE CELTIQUE). Six patriarches se succèdent
sur le siège de grande-Bretagne. Le denier en date toujours vivant, étant
Monseigneur de WILMOTT NEWMAN: Mar GEORGIUS 1 dont le souci
primordial fut d’assurer à tous les Évêques qu’il a consacrés une filiation
œcuménique INDUBITABLEMENT VALIDE. Dans ce but, il demanda et obtint
des Eglises Sœurs d’Occident et d’Orient plusieurs reconsécrations sous condition
dans les rites différents de chacune de ces Eglises. puis en 1971, attire sans doute par
une grande admiration et dévotion personnelle envers le Patriarche Œcuménique de
Constantinople, il décide de dissoudre totalement le Patriarcat centenaire de
GLASTONBURY, ce qui a été ratifié par son Saint Synode de Grande-Bretagne, en
spécifiant bien qu’il serait le denier Patriarche de la lignée Ferrette et n’en garderait
encore que le titre de manière honorifique; mais une partie de ce Patriarcat dissout,
marquant sa volonté inébranlable de poursuivre le travail œcuménique de SA
SAINTETÉ MAR IGNACE PIERRE III BEDROS, demanda et obtint le
rattachement à la seconde branche de la mission œcuménique d’Antioche (établie en
Europe par Monseigneur VILATTE), avec l’approbation de son actuel Patriarche en
Europe, Sa Béatitude Boris 1

II – MONSEIGNEUR VILATTE
Mgr Joseph-René Vilatte, né en France, en 1854, dans une famille de condition
modeste il est élevé dans le catholicisme romain. Il passe une partie de sa jeunesse au
Quebec et on le retrouve pasteur presbytérien en 1884.11 se rallie un moment à
l’Eglise épiscopalienne (anglicane) et, en 1885, finit par être ordonné prêtre par Mgr
Herzog, évêque vieux -catholique de Suisse. Ce n’est qu’en 1892 qu’il recevra la
consécration épiscopale des mains d’un AUTHENTIQUE ÉVÊQUE ORTHODOXE
RATTACHE AU PATRIARCAT d’ANTIOCHE (Mgr Antonio Francisco Xavier
ALVARES)
. Il doit alors le titre d’archevêque de l’Eglise d’Amérique du Nord
Missionnaire et voyageur infatigable, autant que dynamique, Monseigneur Vilatte
fonde les missions d’Amérique, d’Europe et d’Afrique. Dans l’organisation du Culte
Chrétien et du Service de Dieu, il a toujours voulu être tout à tous, à l’exemple de
l’Apôtre Saint-Paul; aussi, il n’impose pas à ses missionnaires la Sainte Liturgie
d’Antioche mais leur recommande de se servir des liturgies déjà existantes, si elles
présentent de parfaites garanties de dignité et de validité canonique. Malgré ses
privilèges d’Autocéphalie, il ne cherchera jamais, alors qu’il en avait le droit, à ériger
les Eglises fondées en Patriarcat. IL est vénéré universellement comme un grand
missionnaire; après avoir démissionné pour raison de retraite, il mourut en France, à
Versailles, entouré de l’estime et de l’affection de tous, en 1929. Successeur de Mgr
Vilatte, Mgr Houssaye, dit l’Abbe Julio, est né en 1844 dans la Mayenne. En 1870, il
est vicaire de Grand Oisseau mais se porte volontaire quand la guerre éclate et
devient aumônier des volontaires de l’Ouest du général royaliste et ultramontain
Cathelineau. Il devient alors une sorte de héros national par son dévouement
exemplaire auprès des blesses. Après quelques graves ennuis de santé, il est admis en
l’hôpital militaire et n’en sort que pour se voir confier le vicariat de l’église Saint-
Joseph de Paris ou il semble plus apprécié des fidèles que de son évêque le cardinal
Richard. Il est alors nomme, à la paroisse Sainte- Marguerite.
Il fonde à cette époque un journal à tendance gallicane. Privé de ses fonctions
paroissiales pour maladie, il fait alors connaissance d’un « guérisseur mystique », Jean
Sempe, qui lui fait entrevoir les possibilités, d’une « médecine traditionnelle

chrétienne
• Des lors, l’Abbé Julio recherche dans les anciens rituels de l’Eglise les
textes antiques d’intercession et de guérisons basées sur l’imposition des mains et les
prières. A partir du Bénédictional Romain, il écrit le livre des Secrets Merveilleux qui
connait un réel succès. Cet ouvrage, qui est aujourd’hui encore régulièrement réédité,
constitue la principale référence des prêtres et évêques guérisseurs qui encombrent
le chœur des Eglises parallèles. II démissionne vers 1901 de l’Eglise romaine et
demande à Monseigneur Vilatte de l’accepter dans son clergé. II a alors la charge
d’une église à Paris, puis a Vincennes. Enfin le 4 décembre 1904, il reçoit l’Épiscopat
des mains de Mgr Miraglia, évêque Italien sacré par Mgr Vilatte. Il meurt à Genève
huit ans plus tard.
Louis-Marie François Giraud entre des l’âge de seize ans à la Trappe de
Fontgombault ou il reçoit les quatre ordres mineurs. En 1905 le monastère de la
Trappe est dispersé et il va se placer sous la juridiction de Mgr Vilatte. L’archevêque
l’ordonne sous-diacre l’année suivante, puis diacre et prêtre l’année après. Il est alors
affecte à la paroisse des Saints- Apôtres de Paris, puis se distingue dans des tournées
pastorales dont le charge Mgr Vilatte pour ranimer la foi des communautés
dispersées. Il y devient très populaire et il est nommé vicaire général.
Les différents successeurs de Monseigneur Vilatte continuèrent la mission
commencée avec un grand courage et esprit de foi, avec aussi une difficulté de
hiérarchie inévitable: l’absence d’un Saint Synode Directeur et d’un Président du
saint Synode, ce qui pouvait affaiblir l’Unité organique de la mission et son efficacité.
Ayant très bien étudié et compris ce problème fondamental, en dépit de quelques
réticences bien compréhensibles dues a loi psychologique de la force de l’habitude.
,
Monseigneur BLOM VAN ASSENDELF il convoqua en Février 1957 un Synode
Extraordinaire des Archevêques et Évêques de la Succession de Monseigneur vilatte.
Après ses travaux, I’ Assemblée plénière des Eglises décidait, à l’exemple de la
succession de Monseigneur Ferrette, d’user pleinement de ses privilèges
d’Autocéphalie en s’érigeant en Patriarcat dont le premier Patriarche était proclamé
sous le nom de MAR JOANNES MARIA 1° en Février 1957; Quinze années plus
tard, dans deux lettres successives adressées à Monseigneur BORIS, nommé Évêque
Visiteur Apostolique le 1° mars 1971, Sa Béatitude Mar JOANNES MARIA 1°
remettait officiellement sa démission. Réunie aussitôt en
Assemblée Conciliaire, le Saint Synode désignait comme deuxième Patriarche des
Eglises Autocéphales d’Europe le précédent Visiteur Apostolique Monseigneur
BORIS sous le titre de MAR BORIS 1°.
Aussitôt entre en fonction, le nouveau Patriarche, Évêque de prières et d’action,
s’emploie d’abord a assurer l’avenir des Eglises en fondant trois Instituts
philosophiques et Théologiques SAINT-PIERRE (France, Italie, Allemagne) : ayant
toujours manifeste une dévotion particulière à la Sainte et Miraculeuse icone de la
toute Sainte Mère de Dieu vénérée en Occident sous le vocable de N.D. du
Perpétuel Secours, il lui fut donné d’obtenir à plusieurs reprises les faveurs
spirituelles et matérielles du Saint Évêque et Docteur Alphonse-marie de Ligori.
Aussi bien, fut-il amené à voir une indication Providentielle dans la démarche du
vénérable Patriarche de Rome, Sa Sainteté PIE IX, qui I’an 1866 confia aux fils de
Dom Alphonse la sainte icône d’orient en leur demandant d’en diffuser le culte.
1866: Date du premier départ de la Mission Œcuménique Syro-Antiochienne vers
l’Occident.
1866 : Date de la diffusion du Culte de la Sainte’icone du Perpétuel Secours confiée par Pie IX aux fils de Saint Alphonse, Docteur de l’Eglise.
Cette double convergence de dates et d’esprit missionnaire partant à la fois
d’Antioche et de Rome (les deux sièges successifs de Saint-Pierre) sont-elles pure
coïncidence? Pour une âme et un cœur vivant dans la lumière de la Foi : NON.
Cette convergence est la marque de I’Action Providentielle, comme elle l’exprime
aujourd’hui même dans les démarches des deux Eglises sœurs, d’une part, la
proclamation de l’année Sainte par le Siège Œcuménique de Rome et d’autre part la
convocation du Saint Concile du Centenaire des Eglises Autocéphales Syro-
Antiochiennes d’Europe par le Patriarche: Sa Béatitude MAR BORIS 1°,
décembre 1973.et la liste ~des-premier travaux :
1° – Ratification Solennelle de la Consécration de tout le Patriarcat Syro-Antiochien
au Cœur Immaculée de Marie.
2° – Couronnement Solennel de la Sainte Icône Miraculeuse donnée par le Patriarche
Pie IX aux fils de Saint Alphone avec le vocable de,Notre-Dame du Perpétuel
Secours. .
3° – Proclamation de Notre-Dame du Perpétuel Secours comme Reine de l’Unité de tous les Chrétiens et de toutes les Eglises de Jésus-Christ.
Venue de l’Orient, vénérée et diffusée par l’Occident, proclamée à nouveau Reine de
l’Unité des Chrétiens, elle sera invoquée avec ferveur par tous dans la prière suivante
: Reine de l’Unité des Chrétiens, Notre-Dame du Perpétuel Secours, priez pour nous,
rassemblez vos enfants. :
Un cantique spécial, de mélodie simple, accessible à tous, traduit dans toutes les
langues sera largement diffusé pour rappeler aux humbles la constante méditation de
la Sainte Mère de Dieu, notre Mère, et sa présence bienfaisante nous conduisant sans
cesse à l’amour et au Cœur . de Jésus-Christ.
4° – Proposition de l’Heroïcité des Vertus de Sa Béatitude Ignace Pierre III Bedros en
vue de sa Béatification.
5° – En reconnaissance particulière au Saint Docteur et Pontifie Alphonse-Marie de
Ligori dont la vie-: les écrits admirables et l’aide efficace accordée à ceux qui le
vénèrent nous même sans cesse au Culte des Saints Dons (Eucharistie) et de la
Sainte Mère de Dieu, proposition de son Icône dans tous nos lieux de culte à la
vénération officielle des fidèles avec célébration d’un office Liturgique annuel en son
honneur …

ENTRETIEN AVEC LE PATRIARCHE BORIS 1°